DSC00006Par un beau samedi de fin Mars, mon chemin a fait une halte dans un coin peu connu de l'Aveyron, en pays de Marcillac (les amateurs de vins sauront se repérer). Une Auberge (avec un grand 'A', lisez la suite...) sans grande prétention de prime abord, mais riche de talents cachés.

La carte, bien que peu fournie, semblait honnête: c'est souvent la marque de ceux qui savent que de peu de choses on doit donner le meilleur et le cultiver. Trêve de discours, allez voir par vous même: l'Auberge de l'Ady.

Nous avons pris des apéritifs du terroir (ratafia, vin de pissenlit pour ma part, étonnant et très frais), puis un menu avec l'accord mets et vins. En entrée, une escalope de foie gras arrosée d'une éprouvette de bouillon corsé de bœuf à la truffe. Servie avec un verre de Côteaux de Gascogne, cépage chenin, un nez pêche, des arômes de fruits confits assez léger pour ne pas abimer la finesse d'un foie d'excellente tenue. Assez classique oui mais savoureux; l'appétit s'installe, on peut voir arriver la suite. Et quelle suite: des filets d'agneau du pays (Label Rouge) emmaillotés dans des feuilles d'épinard et crépine, une mousseline de panais aux truffes. Cuisson rosée parfaite, fondant à souhait.
Un petit intermède fromager, quatre fromages cuisinés:
- une chantilly au chèvre frais, aérienne, cachant au fond du mini-verre où elle était présentée une cuillère de confiture  de tomate (là je vais piquer l'idée, fallait pas m'énerver!)
- un petit dé de brebis d'après mes souvenirs, mais je peux me tromper, roulé dans les épices et le poivre
- une mousse au roquefort, plus classique
- une fine portion de buronnier (je ne suis pas sûr de l'orthographe), du cantal bien sûr

Et pour finir, enfin le dessert, inoubliable... autour de l'ananas et de la noix de coco: cristalline d'ananas (ou chips comme ils disent, je préfère cristalline), quenelle de glace coco, puis servi en verrine des lamelles d'ananas faites à la mandoline sur une mousse ananas et biscuit coco, le tout surmonté d'un cracker caramel-beurre et une éprouvette de pina colada-coco: un seul mot, divin...
J'allais oublier: le dessert servi avec un verre de Côteaux du Layon, très floral, bon choix encore !Rodez_2008_005_petit

Moi, je ne suis pas trop "éprouvette", mais si ça passionne le chef et qu'il continue à composer de la sorte, je veux bien reprendre un peu de sa seringue.

Un seul mot d'ordre: précipitez-vous !!!

Merci à Mary et Jacques qui ont eu l'idée de m'y inviter (Note: je reviens en vélo de Toulouse s'il faut!)Rodez_2008_006_petit